[>] RECHERCHES PERSONNELLES

Art de dessiner et d’utiliser les caractères

 

La typographie est l’art et la manière de concevoir et de se servir des caractères : choix de la police, choix de la fonte et de la mise en page, indépendamment de la technique de publication (impression, affichage sur écran, etc.). Actuellement, la typographie en tant que technique est devenue marginale, tandis qu’en tant que pratique, appliquée par chaque utilisateur d’ordinateur, elle est devenue universelle. Le passage d’un métier (voire d’un art) très complexe à un usage généralisé, et d’autant plus complexe qu’un nombre sans cesse croissant de nouvelles polices apparaît chaque jour, n’est pas sans poser de nombreux débats et problèmes.

Le terme de « typographe » désignait à la fois l’imprimeur et le créateur de caractères, car la même personne se chargeait de tout le travail. Lorsque l’activité de dessinateur de caractères est devenue un métier distinct, la majeure partie des créateurs a récusé l’appellation de « typographe ».

Il convient de distinguer la typographie (lettres dont la forme est fixée définitivement, utilisées dans le cadre d’une technologie particulière — imprimerie, informatique), de la calligraphie (tracé manuel, au moyen d’un instrument d’écriture, d’une écriture cursive et selon un ductus précis) et du lettrage (tracé manuel, au moyen de tous instruments possibles, de toutes sortes de lettres).

Table des caractères


L’enseignement de la typographie dans une section ad hoc selon moi :

1] Théorie & culture typographique :
Histoire & fonctions du glyphe ; Anatomie des caractères ; Familles typographiques.

2] Pratique :
Création d’une famille typographique (regular, italic, bold, bold italic & small caps).
Fontes vectorielles étendues, 260 glyphes.

Dessins des glyphes principaux sur papier
Conception vectorielle dans Illustrator
Génération des fontes dans Fontographer ou FontStudio.

3] Utilisation :
Mise en pratique dans une charte graphique.

: :

Durée : une année scolaire

 

LA CONCEPTION D’UNE POLICE DE CARACTÈRE

Le registre complet d’un police de caractère étendue latine comprend aujourd’hui autour de 260 glyphes & sa préparation, sa systématisation, réclament un ensemble homogène. La beauté contemplative, le jeu calligraphique ne suffisent pas à eux seuls à faire une écriture universelle utilisable à l’échelle internationale. Les systèmes de compositions modernes & l’infographie fait le reste.
Le soin apporté à l’écriture & le service rendu par l’écriture sont au cœur d’un processus perpétuel de création. S’appuyant sur une parfaite connaissance scripturale & sur ses exigence historiques, le typographe trouve toujours des nouvelles idées esthétiques créatives. En même temps, il est important que les processus conceptuels & l’ordonnancement d’un nouvel alphabet soit considéré comme un tout formel concret.
Avant de coucher les premiers signes sur papier (a, b, e, g, s, A, B, E, G, S), il faut définir les aspects très précis tel que les problèmes de style, les données techniques ainsi que les notions d’objectifs & destination (fonte destinée à l’édition, sûrement déco, …).
Les seules considérations esthétiques ne suffisent pas pour venir à bout de la complexité d’un caractère typographique, & surtout d’un type usuel. Il ne faut en rien se soumettre à la mode, aux tendances & ne rien laisser au hasard. La réalisation pratique d’un alphabet de lecture continue ne laisse à son créateur que relativement peu de marge pour des modifications sûrement esthétiques par rapport au concept de base théorique.
Le typographe se sent engagé au service du mot même s’il est dépendent des dernières technologies. Son objectif déclaré est toujours de faire en sorte qu’en harmonie, les choses, les éléments forment un tout. Il faut privilégier les formes simples & nettes, la connaissance des interactions & le large spectre du noir & du blanc, de la lumière & de l’ombre tel un processus alchimique, con clavier créateur, comme un jeu d’échec possède des touches noires & des touches blanches. Trouver toujours des nouvelles tonalités & des nouvelles compositions dans le domaine de l’écriture.

Inspiré  d’un texte de Horst Heiderhoff
Adrian Frutiger, À Bâtons rompus.

5 clefs pour créer une police de caractères équilibrée

1 – Pour quel usage ?

Dans un premier temps, il va falloir déterminer à quel usage sera destinée votre police.

  • Est-ce pour le corps d’un texte ou plutôt pour des titres ?
  • Apparaîtra-t-elle sur papier ou sur écran ?
  • S’adressera-t-elle a un public particulier (enfants par exemple) ?
  • Comportera-t-elle les caractères spéciaux de langues étrangères ?

Ces questions vous permettront de choisir certains aspects primordiaux de votre police de caractères. Une police serif sera idéale pour des volumes de textes denses, comme des pages de roman, les empattements permettant à l’œil du lecteur de suivre une ligne constante.

2 – Tout commence sur le papier

La meilleure manière de commencer à réfléchir au dessin de votre police de caractères est de commencer vos esquisses sur papier. Cela permet d’être plus libre de ses tracés sans avoir à jongler avec les différents outils d’un logiciel.

En commençant par dessiner sur papier , vous n’avez pas besoin de réfléchir aux gestes que doit faire votre main pour arriver à tel ou tel tracé, et vous pouvez ainsi vous concentrer uniquement sur le dessin et laisser libre cours à votre créativité. Le mieux est de s’aider d’une grille afin de créer des lettres équilibrées, avec des courbes fluides.

3 – L’étendue de la série

Si vous souhaitez créer une police de caractères complète et utilisable dans différents contextes, il est conseillé de réfléchir aux fontes qui vont composer votre police.

Une même police d’écriture est effectivement composée de plusieurs fontes. Par exemple, Times New Roman est une police dont l’une des fontes peut être Times New Roman italique 12 points. 

Il faudra donc que votre police soit la plus harmonieuse possible même passée en italique ou en gras. Pensez à la décliner, ne vous contentez pas d’incliner les caractères de quelques degrés pour créer une italique ou d’augmenter leur taille pour obtenir une graisse différente. Sur une police script dont les lettres sont normalement liées entre elles, un italique mal construit aura comme conséquence une séparation brutale de chaque lettre, et rendra le tout très inesthétique.

4 – Chasse et approche

Ces deux notions sont importantes dans le processus de création d’une police d’écriture, elles vont déterminer le confort de lecture et la lisibilité des lettres.

L’approche représente l’espace vide entre chaque lettre d’un mot. Cet espace est propre à chaque police, et doit être pensé en fonction du dessin de chaque lettre. Par exemple, un « i » de par sa forme très étroite n’aura pas la même valeur d’approche qu’un « w ».
Ce réglage se fera beaucoup en fonction de votre œil, et non de valeurs numériques strictes. L’idée étant de déterminer quel est le meilleur équilibre.

La chasse (également appelée « avance ») représente la largeur du caractère avec ses approches. Basiquement, elle peut être fixe ou proportionnelle. Une chasse fixe aura la même taille pour tous les caractères alors qu’une chasse proportionnelle, la plus répandue, sera variable en fonction des lettres.

Là encore, elle est à déterminer en fonction du confort visuel.

5 – Travailler en vectoriel

Pour construire correctement votre police d’écriture, la méthode la plus adaptée est de travailler en vectoriel sous Illustrator, une fois le dessin global de chaque lettre déterminé.

Cela vous permettra d’obtenir des lignes très nettes, sans pixellisation à l’agrandissement et surtout un tracé de courbes parfait.

En effet, si vous avez la possibilité de passer beaucoup de temps pour travailler votre police, il faut garder en tête que chaque lettre doit rester harmonieuse aussi bien sur un texte de taille standard qu’agrandie pour figurer sur une affiche 4 par 3.

Le tracé d’une police doit être extrêmement précis, c’est pourquoi travailler en très grand le dessin de chaque lettre est primordial. Cela vous permettra de détecter des défauts imperceptibles en taille réduite comme les cassures de courbes ou encore les erreurs sur les angles et les pointes.­

LA MATRICE

Cadre dans lequel vont s’inscrire tous les glyphes composant la fonte.

Description : chois d’une grille originale aux proportions dorées (1,618 / 2), soit un rectangle de base de 14 unités de longueur & 22 unités de haut.


:: DESCRIPTION GRAPHIQUE ::

Dessins à l’encre, main levée sur papier torchon.

ARCHITYPE DIDONE

De la famille typographique Didone (selon la classification Vox-Atypi) se caractérise par des empattements rectilignes et des déliés d’une extrême finesse. Leur apparition, à la fin du XVIIIe S., résultait moins d’un progrès dans l’art des graveurs que dans l’apparition d’une nouvelle qualité de papier vergé, et d’encres à séchage rapide, évitant de faire baver les lettres.

Associées dès le règne de Napoléon à une typographie à la française, les didones furent massivement utilisées en France de 1810 aux années 1950 pour les imprimés règlementaires, les manuels scolaires, et une grande partie de l’édition scientifique. Mais à la faveur de la bureautique, l’emploi de cette famille de polices a largement régressé, même en France : une des principales causes est sans doute la résolution trop faible des écrans d’ordinateur, qui gomme ou crénèle les déliés.

Architype, utilisation des codes graphiques géométriquement parfait issus de l’Architecture.

Dessins de tous les glyphes dans Adobe Illustrator.


 

Créations graphiques sur iPad

Adaptation, en effet ce qui est prévu sur papier doit être adapté dans le feu de la pratique tout en n’étant pas dénaturé contrairement aux formations que je donne depuis plus de 20 ans. L’adaptation de la matière théorique est dépendente du niveau des élèves ainsi que de l’avancement de ces derniers, la qualité informative des matières que le professeur fait passé (précision des consignes, vérification à la compréhension, …) est  la pierre angulaire de la leçon donc du niveau des apprenants.

La typographie, base de la conception graphiques est absente dans le pré-requis des élèves, on étudie la lettre dans toutes ses coutures, on la dessine, on crée après l’avoir comprise puis ensuite on passe à la conception de mise en page. Ces élèves ont un niveau technique très bon, les 2 professeurs (Mme Defawe & M. Wilmus) on des méthodes exemplaires, tous deux des niveaus techniques indiscutables, le soucis se joue dans le pré-requis, ca se voit indiscutablement dans les descriptions des imprimés & dans le choix des fontes lors de leur compositions. Si les élèves arrivaient en 5e avec un bagage typographique non “ à la papa “ mais avec des outils modernes (iPad), outil qui permet une transition impeccable du papier au numérique, intermédiaire du papier à l’ordinateur, l’iPad est numérique mais comme le papier, il permet de rester en contact avec son support.

Même réflexion pour les croquis, en général délaissé par les apprenants car l’importance de la démarche est incomprise. Le croquis est la base de la composition graphique, il permet d’encrer cérébralement la répartition de l’espace face au format (libre ou imposé), l’importance hiérarchique des éléments (typo, illustrations, contenus textes, …), cette étape permet au créatif de ne pas partir dans l’absolu face à la mise au net numérique, cette dernière étant “mise au net” & non phase créative pour sa globalité, le numérique doit permettre la créativité des élément composants & non dans la composition globale.

Comment faire gagner du temps aux professeur de 5e & 6e ? Comme je le stipule plus haut en abordant la matière des 3e & 4e de façon contemporaine & créative. Léonard Da Vinci explique que l’on ne connais pas un corps avant de l’avoir dessiné dans sa globalité puis entamer la même démarche en disséquant les différents éléments le composant, cela a été mis en pratique à l’époque par Albrecht Durer. Nous n’étudions pas la typographie, la noblesse de cet Art est que nous y somme initiés dans le but d’une auto-évolution. La matière hermétique est telle qu’elle suscite au près des apprenants un désintérêt amenant une absence du pré-requis qui a un impact considérable sur le pouvoir créatif des justement “créatifs”. L’exercice le plus difficile que l’on m’ai donné de faire étant une composition  “typo” graphique où le lecteur ne voyait pas que la composition était le travail d’un maître… mais le sentait, la composition transpirait se sens esthétique, bienvenue dans le monde de l’édition. Cet exemple un peu exagéré au niveau scolaire ne peut être maîtrisé sans les connaissances typographiques, les fontes & utilisations de ces dernières ne sont pas des “blocs textes” mais des éléments graphiques esthétiques.

Dans la pratique du pré-requis, la matière hermétique doit se transmettre sous forme créative, par le dessin & la conception des élèves des éléments à intégrer. Par exemple pour l’anatomie d’une lettre doit être dessinée sur papier puis comprise ensuite mise en situation sous forme de composition artistique via l’iPad avec Autodesk Graphic qui, lui en plus (en tant qu’enfant d’Illustrator) amènera déjà des bases très solides pour l’entrée en 5e permettant au professeur de gagner un maximum de temps dans les fonctions de bases & de pouvoir axer rélellement son cours sur les pratiques en situation & non pas de l’assimilation utilitaire des outils.

En ce qui concerne la pratique du croquis, la démarche est identique, les lignes de forces sont dessinées au crayon, sur papier, ce dernier est ensuite intégré dans l’iPad, simplement à l’aide du scaner intégré & prend la forme d’une image digitale qui sera intégrée sous forme de calque dans l’espace de travail. Le croquis sera complété (couleurs, filets, contours, épaisseur, …) via Adobe Draw, (dessin vectoriel à main levée) la pratique de cet outil influencera considérablement la qualité des croquis… ainsi que la motivation des apprenants.

Les modifications que je puis adapter à mes leçons, c’est comme après un premier saut en parachute… que dois-je changer ? Justement, recadrer les leçons, je sais maintenant comment faire passer précisément les consignes & surtout, je sais comment les élèves abordent & traitent les problèmes exposés. Je sais “prévoir l’imprévisible inconnu dans les grandes lignes” puisque je l’ai vécu.

Je sais à quelle fréquence je dois passer afin de faire le point & à quel point je puis conseiller l’apprenant sans faire le travail à sa place. Mes méthodes dans l’ensemble sont bonne mais doîvent être pratiquées encore afin de gagner en efficacité. Connaissant maintenant la réalité d’un terrain, j’ai, je pense agit dans le cadre des méthodes actives au maximum, dans le sens ou mes dites méthodes, issue des cours reçus de Mme Bodeux & Parotte, adaptées à ma matière sont conçues sur 2 critères : créativité & conception, l’évaluation globale, elle arrive plus tard, dans l’ensemble du portfolio, mais le fait qu’une matière qui n’est pas aquise se saurait être un pré-requis pour l’apprentissage suivant.

 

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