[>] PERSPECTIVES

I. Questions en suspend.

Pourquoi autant de théorie non applicable dans la pratique ?

Il est du fait que savoir que ça existe est une piste, de là à l’appliquer, c’est autre chose, la réalité du terrain est tout autre, la comparaison est la même que l’élaboration d’un plan en image de synthèse & la concrétisation matérielle, la 3D ne prend pas en compte par exemple “le vent” lors de la construction d’un édifice. Il est facile d’écrire de grandes théories, de mener des études momentanées. Pour ma part, je suis un artiste avant toutes choses & une de mes devises est “il n’y a que le résultat qui compte”, certes, la théorie pédagogique est importante.

Cette partie est évolutive, les questions arriveront avec le temps & la pratique.


Axes du document  devenir enseignant à développer plus encore dans le futur.
Pour quelles raisons ? De quelle manière ?

 

Je m’engage à mettre toutes mes forces et toute ma compétence au service de l’éducation de chacun des élèves qui me sera confié.

Les élèves qui me seront confié s’engagent à mettre toutes leurs forces au service des compétences que je transmet.

Sur le plan créatif & artistique, on ne devient pas enseignant, on l’est ou pas.

L’enseignant en arts graphiques est au fait des dernières techniques & technologies, plus l’enseignement transmet des outils créatifs, plus les chances pour les élèves de trouver leurs disciplines on lieu d’être.

Pourquoi parler de professionnalisation ?

Est-il pensable qu’un enseignant artistique ne soit pas au cœur du marché de l’Art ? Logiquement non… mais si !

Est-il pensable que les cours de mise en page passent par une non connaissance de la Lettre ?
Logiquement non… mais si !

Enseignant acteur social : Trop de social tue le social, riche ou pauvre, supra-intelligent ou instinctif, devant une toile ou une page blanche ce qui compte est la CRÉATIVITÉ, point ! Mon rôle est d’outiller afin que les idées créatives se matérialisent.


II. Perspectives de mise en place à venir : conception, développement du scénario MOOC sur la construction de PORTFOLIOS conceptuels
(enseignement, arts graphiques, …)
avec WordPress ou Drupal.

Finalité : proposer en production.

Animations d’ateliers “journées pédagogiques” sur la création de portfolios éducatifs

 

Le portfolio en éducation et en formation

Le portfolio constitue une modalité d’intégration non seulement de diverses expériences vécues par l’étudiant, mais aussi des diverses évaluations qui ont jalonné son parcours de formation, où on attend de l’étudiant, dans tous ces cas, qu’il y applique sa réflexivité.

Le présent chapitre n’a pas pour ambition de faire le tour le la littérature spécialisée en matière de portfolios, ni d’ailleurs de proposer des exemples de chacune des catégories de portfolios existants ou de couvrir exhaustivement le champ des bonnes pratiques en la matière. Il prend résolument le parti du témoignage et construit sur l’expérience des auteures. Il choisit quelques référents théoriques, qu’il illustre ensuite par deux expériences ciblées, l’une chez les étudiants en logopédie/orthophonie et l’autre chez les étudiants en pédagogie de l’enseignement supérieur, deux programmes de l’Université de Liège. Il conclut sur quelques réflexions et perspectives.

Ce que n’est pas le portfolio
“Le portfolio n’est certainement pas un dossier dans lequel on place un tas de documents sans liens entre eux ; encore moins un recueil de productions, sans traces et sans réflexion.”Ce qu’est le portfolio
– “Collection d’œuvres propre à refléter le talent de son auteur”
– “Cartable des investissements et des documents afférents”
– “Une collection des travaux d’un élève qui fait foi de ses compétences en conservant des traces pertinentes de ses réalisations”

Thot Cursus – Robert Bibea –  100 références sur le e-portfolio,  2008

 

A1. Les buts d’un portfolio

Si le portfolio est aujourd’hui largement plébiscité dans l’enseignement supérieur, c’est notamment pour sa proximité avec le courant de développement de compétences chez les étudiants. En effet, si l’on ne se contente plus d’aider l’étudiant à acquérir des savoirs, des savoir-faire et des attitudes professionnelles mais que l’on se préoccupe de l’aider à développer des compétences, c’est-à-dire le savoir-agir qui résulte de la mobilisation et de la combinaison de ces ressources dans des situations professionnelles ou citoyennes complexes, encore faut-il se donner les outils qui permettent de favoriser et d’accompagner ce développement de compétences, voire même de le mesurer.

A2. Définition

Cité par Prégent et al. (2009) comme l’un des moyens tout à fait pertinents pour évaluer le développement de compétences, le portfolio est défini par Jacques Tardif (2006) comme « un échantillon de preuves, sélectionnées par l’étudiant pour rendre compte de ses apprentissages ». Sous forme papier ou électronique, il s’agit d’un dossier (classeur, blog, site…) qui permet de collectionner, puis de sélectionner des traces (écrits, photos, références, schémas, cartes conceptuelles, …) qui témoignent d’un apprentissage ou même d’un développement. Il permet de porter un jugement évaluatif sur une réalité sans la réduire.

A3. Vers une standardisation des portfolios

Le succès des portfolios et « ePortfolios » (le « e » indiquant la composante électronique) est aujourd’hui mondial. La conférence ePortfolio d’octobre 2005 à Cambridge a remporté un succès considérable. Depuis lors, ce type de conférence est organisé chaque année. D’importants enjeux internationaux se jouent autour de ces nouveaux outils de documentation mais aussi de valorisation des pratiques. Ainsi, début 2006, un accord de

collaboration a été signé entre deux acteurs du monde de l’eLearning. Cet accord prévoit la standardisation des portfolios électroniques, de façon à ce que de mêmes protocoles régissent leurs développements futurs, tant dans le monde de l’éducation que dans ceux du travail et de la formation continuée.

Un lieu d’archivage des travaux de l’étudiant, un lieu de réflexion, de suivi et d’évaluation
“Allant plus loin que le simple relevé de notes, le portfolio est un outil dynamique qui permet de suivre l’évolution de la progression d’un élève dans ses apprentissages. Par son activité scolaire, l’élève est l’acteur principal dans l’élaboration du portfolio qui secondairement peut également contenir des commentaires et des réflexions des enseignants et des parents.
Le caractère numérique du portfolio a l’avantage de faciliter son accessibilité et sa consultation, sa modification par l’ajout ou la suppression de fichiers ou sa réorganisation par l’insertion d’hyperliens d’un document à l’autre.
En résumé, tout l’intérêt du portfolio numérique est d’être à la fois un lieu d’archivage des travaux de l’étudiant, un lieu de réflexion, de suivi et d’évaluation.”

Amblard, Philippe. Guide juridique de l’Internet scolaire : fiche 20. éduscol, 2004

L’élève au centre des apprentissages
“Le portfolio est un des moyens de communication avec les parents…
Le portfolio rend compte du cheminement personnel de l’élève…
Le portfolio est un outil de gestion qui privilégie le principe que l’élève est au centre de ses apprentissages, voire “le maître de ses apprentissages”….”

MEQ. Portefolio sur support numérique, mai 2002, PDF, 55 p. (voir p. 11)

Un processus continuel qui exige l’autoévaluation de l’élève à tout moment
“Le portfolio n’est pas seulement un projet de fin de session. C’est une méthode d’apprentissage qui facilite l’évaluation, puisqu’il permet à l’enseignant d’avoir une vue globale des progrès de l’élève.”
Théorie du portfolio dans l’apprentissage

“L’élève y consigne de l’information sur lui-même, ses champs d’intérêt ainsi que ses rêves de carrière et peut ainsi se connaître et cerner graduellement ses propres objectifs sur le plan professionnel. Ce type de portfolio est parfois appelé plan individuel de formation (PIF).”

Grand dictionnaire de la langue française, 2004

Un caractère dynamique
“Au contraire de l’évaluation sommative conventionnelle qui reflète une image statique des acquis de l’élève, le portfolio ressemble davantage à un film relatant les apprentissages en cours de route : il est dynamique.
Il consiste en une collection de productions permettant de suivre la progression de l’élève tant dans ses forces que sur les points qu’il doit améliorer. Il est centré sur les apprentissages ; donc en constante évolution. Il peut se présenter sous forme papier ou sous forme électronique.”

Online Formapro

 

Dans le courant de l’évaluation des compétences
“Pourquoi élaborer un portfolio? Tout d’abord parce que le portfolio s’inscrit dans le courant de l’évaluation des compétences. Les tâches des enseignants sont fort complexes, et nécessitent des compétences très diversifiées : habileté à mettre en place des conditions facilitant l’apprentissage de compétences transversales, habileté à communiquer efficacement et à établir un partenariat avec les parents et les collègues, habileté à guider les élèves dans la sélection de l’information provenant des nouvelles technologies, habileté à intégrer des élèves ayant des différences individuelles marquées, etc. Lorsque le portfolio est structuré en fonction de compétences jugées essentielles dans la pratique professionnelle, il permet à l’enseignant de mieux cerner les aspects qu’il souhaite améliorer.”

A la fois un processus, un produit et une méthodologie
[Le portfolio] utilise une rhétorique particulière spécifique à chaque situation et chaque public (éducation, formation professionnelle). C’est à la fois un processus et un produit, une méthodologie qui permet d’examiner et d’utiliser des matériaux en vue de la conduite d’un projet.

Il comporte ces caractéristiques :
– transparence et lisibilité
– expression de l’identité
– mobilité facilitée
– utilisation d’outils existants
– ouverture
– perspective individuelle
– présentation du vécu pour se projeter dans l’avenir.

Si le produit fini ne montre pas forcément la démarche, il repose sur un contenu, un objectif et une motivation. Et son appropriation par l’apprenant.
Le portfolio numérique tend vers une évaluation critique d’un parcours à travers le processus d’apprentissage de la construction de sens partagé. C’est un outil d’apprentissage et un instrument d’évaluation. Pour soi et pour les autres.
Il s’agit en fait de raconter une histoire valorisante pour soi et positive : ce que je peux faire- dans un environnement engageant et motivant alliant non seulement l’écriture mais aussi le multimédia.

Thot, 10/11/2004 http://thot.cursus.edu/rubrique.asp?no=21227

Quelques types de portfolios

En matière de portfolios, les classifications sont nombreuses. Elles aident à faire des choix, à prendre des décisions quant au type de travail qui serait le plus utile à la progression d’un groupe d’étudiants en particulier.

Ainsi, par exemple, Tardif (2006) distingue le dossier de progression et le dossier de réussite, ce dernier étant souvent nommé « portfolio ». Van Tartwijk & al. (2005) proposent quant à eux une classification qui distingue des portfolios d’évaluation, de présentation, de développement, de pratique réflexive, ou des portfolios combinés. Notons qu’en formation continuée, les portfolios sont souvent de ce dernier type, combinant des composantes de présentation et de développement. Selon ses objectifs, la structure et le contenu du portfolio seront bien sûr différents. Une classification légèrement différente et plus spécifique aux enseignants est proposée par Bernstein & al. (2006) et l’université Nebraska-Lincoln (USA) dans leur important projet « Peer Review of Teaching ». Les auteurs y identifient quatre types de portfolios qui vont d’une carte de visite d’un cours à une exploration plus thématique, en passant par une question de recherche très pointue ou un portfolio plus complet, holistique, abordant plusieurs des pistes et rejoignant les portfolios « combinés » mentionnés plus haut. La plupart des portfolios actuels consistent en une combinaison propre à un programme, tout en conservant toujours une composante réflexive.

 

Des portfolios chez les enseignants en formation continuée (programme « Formasup »)

Le contexte

Depuis 2002, l’université de Liège organise un master complémentaire en pédagogie de l’enseignement supérieur (nommé « FormaSup »). Ce programme de 60 crédits s’adresse aux encadrants pédagogiques désireux de développer leur « professionnalité ». Ces acteurs doivent avoir trois ans d’expérience, enseigner dans le supérieur et disposer d’une liberté certaine dans l’organisation de l’un de leurs cours. Tout au long du programme (généralement sur une année), chaque enseignant inscrit apporte des changements à son propre enseignement, récolte des données parmi ses groupes d’étudiants et se préoccupe d’améliorer leur apprentissage.

FormaSup s’inscrit résolument dans une approche programme (Cf. Prégent, Bernard, & Kozanitis, 2009) centrée sur le développement de compétences (Cf. Tardif, 2006). Le programme de cours s’articule autour d’un référentiel (Poumay & Georges, 2009) composé des trois compétences suivantes :

  • Concevoir un dispositif de formation cohérent, porteur de sens, qui favorise l’apprentissage de chaque apprenant ;
  • Enseigner de façon motivante, active, engageante en informant chaque apprenant sur ses progrès pour favoriser l’apprentissage en profondeur tout au long de la vie ;
  • Réguler sa pratique d’enseignement sur base de données objectives et subjectives récoltées auprès des apprenants.

Nous n’entrerons pas ici dans les détails de l’organisation de ce programme, nous en présenterons uniquement le portfolio. Celui-ci, en fin de formation, constitue le travail

intégrateur, le lieu dans lequel chaque enseignant participant apportera les preuves de sa mobilisation et de sa combinaison des ressources maîtrisées. Il démontrera ainsi son développement professionnel dans chacune des trois compétences visées par le programme.

Le positionnement du portfolio de Formasup

Le portfolio constitué est de type combiné (suivant Van Tarwijk & Driessen, 2005), avec un accent tout particulier sur la pratique réflexive mais comportant également les nécessaires composantes de présentation (pour rendre possible un partage d’expérience, les collègues doivent en savoir un minimum sur le contexte de chacun) et de développement (pour les mêmes raisons de partage, puisque chacun explore des questions de recherche différentes, ces trajet individuels doivent être précisés). Suivant la classification de Bernstein & al (2006), il est plus qu’un portfolio de « repères » puisqu’il trace les évolutions d’un cours et le développement d’un enseignant au fil du temps (portfolio de type « holistique ») et instruit même une régulation en classe (sorte de mini question de recherche auprès de ses propres étudiants). Il combine donc là aussi plusieurs caractéristiques. Il allie les deux composants majeurs de tout portfolio d’enseignement que sont les commentaires réflexifs et les échantillons de pratique. Sa combinaison de réflexion, présentation et intervention augmente l’intérêt de son partage avec des collègues et sert ainsi le développement professionnel des participants eux-mêmes, mais aussi d’une communauté de réflexion plus large.

Ce portfolio est en accord avec la définition que donne Tardif (2006) du dossier de réussite, permettant à chacun de faire la preuve de sa compétence en mobilisant une combinaison toute personnelle de savoirs, savoir-faire et savoir-être.

La Valorisation des Acquis de l’Expérience (VAE)

Dans la limite de ce qui est permis par les accords de Bologne quant aux Master Complémentaires, nous nous inscrivons dans la lignée des travaux sur la validation des acquis de l’expérience, proposant aux enseignants de faire part de leurs formations antérieures et créditant ces expériences passées pour autant qu’elles fassent l’objet d’une réflexion et d’une analyse critique. Ceci permet aussi à chacun de capitaliser les diverses formations, ateliers et conférences vécues dans sa propre institution, donnant par là même une valeur supplémentaire à ces initiatives pédagogiques locales.

Poumay & Maillart @ ULg


III. Écriture de mon livre, ma méthode typographique
LA TYPOGRAPHIE NUMÉRIQUE POUR LES NULS
DIGITAL TYPOGRAPHY FOR DUMIES

Plan d’ouvrage :

Historique & fonction de la typographie
Culture typo (place de la typo dans la société)
Anatomie des lettres
Les familles typographiques

Conception & utilisation d’une fonte étendue

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